
Hélène Merlin-Kajman
L’Animal ensorcelé
Traumatismes, littérature, transitionnalité
Ouvrage publié avec le concours de l'université Sorbonne nouvelle, Paris 3.
L’Animal ensorcelé
Parution le 21 /11/ 2016
153 x 220 mm, 480 p.
EAN 9782916120652
La littérature institue un “commun” qui pare à la panique collective. Elle conjure toute communion aveugle de la masse et brise l’isolement démuni des exclus. Mais la littérature est aussi parfois figée dans une loyauté traumatique. C’est le cas, en France, depuis la Seconde Guerre mondiale : l’irreprésentable de l’holocauste hante un certain sublime de l’écriture et le formalisme critique qui l’a défendu. Ici, on remonte le temps, jusqu’au XVIIe siècle. Un nouveau régime sacral émerge alors, qui rompt avec la sorcellerie et libère une zone de profanation permanente où s’engouffre la littérature. Après l’effroi laissé par la peste et les guerres de religion, le partage transitionnel de la littérature est devenu pensable. Il restait néanmoins à le penser.
Hélène Merlin-Kajman est professeure de littérature à l’université Sorbonne nouvelle.
Elle a notamment publié Public et littérature en France au XVIIe siècle (1994), La langue est-elle fasciste ? (2003) et Lire dans la gueule du loup (2016). Elle a lancé le mouvement international Transitions en 2011.
